La construction du stade olympique s'est étalée sur plus de 12 ans et entraîna des dépassements de coûts astronomiques.
La tour du stade olympique compte seulement 20 étages mais avec ses 175 M l'on peut dire qu'elle est de la même taille qu'un édifice de 40 étages. Il est le 6 iem plus haut bâtiment de Montréal.
Le stade olympique peut contenir 53 858 personnes et jusqu'à 62 000 avec l'ajout de gradins.
La tour du stade de Montréal a été en rénovation vers 2006-2007 afin d'y aménager des espaces à bureaux. Les travaux sont toutefois été annulé.
Historique de la construction.
Un an avant le lancement des jeux, la construction du stade était très peu avancée. Pendant que le comité organisateur devait expliquer l’explosion du coût des jeux qui passait alors de 486 millions à 612 millions, le CIO se demandait si le stade allait être prêt à temps.
Alors que le maire Jean Drapeau avait promis des jeux autofinancés les coûts explosent et les travaux se déroulent moins biens que prévus.
À l’origine, le stade et le vélodrome devaient coûter à eux seuls la moitié des dépenses soit 400 millions de dollars de ces nouveaux coûts. Le vélodrome ne comptait que pour 57 millions (il aura coûté au total 75 millions et les prévisions originales étaient de 14 millions).
On prévoit alors un coût de 13 millions pour le toit...
Un an avant les jeux de la 21iem olympiade, la construction du stade accuse déjà un retard de 6 semaines sur l’échéancier régulier. Entre autre, sur les 34 gigantesques arcs qui devaient être prêts, seulement un était en place.
Alors que tous les autres équipements sont presque finis, le stade inquiète : des grèves viennent paralyser la construction. La plupart des corps de métiers, tour à tour, désertent les lieux . Même si l’on comptait un an avant les jeux plus de 1300 ouvriers travaillant jour et nuit, le stade ne sera pas prêt à temps. Manqueront le mât et le toit du stade durant les Jeux Olympiques de Montréal de 1976.
Le toit du stade
Alors que les jeux étaient finis, le stade olympique de Montréal lui restait en plan : devait- on oui ou non poursuivre la construction du stade tel que décrit dans les plans de Roger Taillibert?
On forme alors un comité piloté par Jean-Claude Marsan afin d’étudier la question. Sa conclusion ; construire un toit fixe et ne pas finir le mât. Coût de ce scénario : pas plus de 15 millions.
À l’opposé le ministre Claude Charron pousse dans l’autre sens, il prône la solution de Roger Taillibert qui est de finir le mât et construire un toit rétractable.
Malheureusement c’était en ignorant un rapport qui circulait à la RIO, en 1977 des ingénieurs français constataient de graves déficiences à la base du mât.
Les travaux reprennent donc en 1978 mais bien vite de nouveaux problèmes surviennent. On se rend compte que les piliers sous le futur mât ne contiennent pas autant de béton qu’ils le devaient, par conséquent, monter le reste de la structure s’avérerait périlleux. Il y avait des déficiences allant jusqu’à 30 % en manque de béton sur des parties du pied. C’est que dans la hâte des travaux préolympiques on avait négligé les devis de la base du stade et si il était fini comme les plans, avec une tour 100% béton, les pieds enfoncés à plus de 150 pieds sous terre menaçaient de s’écarter et de compromettre ainsi la structure complète du stade.
La solution fut vite trouvée : finir le mât en béton et caissons d'acier, plutôt qu'en béton plein, réglant du coup le problème de poids sur les pieds souterrains du mât.
En 1981 le coût total de la construction du stade s'élevait à 925 millions.
Le toit fut terminé 11 ans après les jeux et coûta à lui seul plus de 150 millions. (1996) mais en fait tout les Montréalais savent que le toit est, et sera un sujet d’actualité pendant longtemps et que par conséquent, son coût ne sera jamais définitif.
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